Pour les voitures électriques la vie n’a pas été un long fleuve tranquille, chez le constructeur allemand, depuis des années les modèles EQ peinent à trouver leur public. Fort de ce constat, c’est un nouveau départ qui est donné à cette gamme, initié par l’excellent CLA. La toute nouvelle plateforme MB.EA accueille désormais le tout nouveau GLC, le SUV best seller de Mercedes. Sa mission ne sera pas facile, devenir la nouvelle référence du segment face à ses concurrents allemands et chinois. Alors mission réussie ? Toutes les chances lui ont, en tous les cas, été données.
Essai en vidéo : Mercedes-benz GLC 400 EQ AMG Line
Fiche technique de la Mercedes GLC EQ 400 4matic :
- Dimensions : Long 4,86m / Larg 1,91m / Haut 1,65m
- Volume du coffre : 570 litres + Frunk (coffre avant) 128 litres
- Poids : 2535 kg
- Motorisation : 100% électrique, un moteur pour chaque essieu
- Puissance : 489 ch
- Batterie : 94,5 kWh utiles
- Charges : 22 kW (AC) / 330 kW (DC)
- Temps de charge : 22 minutes pour le 10% à 80% en DC à 350 kW
- Accélération : 0 à 100 km/h 4,3 secondes
- Consommations relevées : autoroute (régul 130) 20 kWh / Route 15 kWh / mixte 18,6 kWh
- Autonomie réelle : entre 500 et 650 km
Tarifs de la Mercedes GLC EQ 400 4matic 2026 :
A partir de 71 900 € (Avantgarde Line), 76 550 € (AMG Line)
Options (exemples) :
- Pack Technique (Aromatic + roues directrices) 2 900 €
- Teinte MANUFAKTUR 1 800 €
- Pack Premium plus (Hyperscreen, + confort) 11 150€
Faisons simple, faisons beau, faisons Mercedes
Une Mercedes dans l’esprit de tout le monde c’est une voiture qui se voit, qui se reconnait, avec les marqueurs historiques de son identité visuelle. Alors quand on regarde un GLC pour la première fois on ne peut pas louper cette immense calandre. Au départ on peut trouver cela démesuré, mais en fait elle s’intègre bien à cette face avant trapue. Mieux elle résonne dans l’esprit en rappelant les modèles ‘à l’ancienne’, et si on oublie à qui on a à faire, l’énorme étoile centrale nous le rappelle. De multiples leds illuminent l’ensemble, avec des animations variées.
Les feux qui cernent ce monument d’architecture automobile, sont aussi frappés d’une étoile, et même de deux chacun, la marque se revendique et oublie la discrétion ! Sur la version AMG-Line, le bouclier opte pour un design sportif, l’ensemble de la face avant, avec le capot à double bossage, est un vrai marqueur fort, ce SUV à une identité affirmée. Si les flancs se veulent plus sages, la face arrière signe aussi un renouveau visuel. Les feux, en forme d’étoiles, sont disposés dans un bandeau noir, soulignés d’une ligne lumineuse rouge. Le logo, une étoile encore, reste lui chromé, au centre. Il sert également de levier pour actionner l’ouverture du coffre. Ce nouveau design est pour moi très réussi, fini les formes molles pour les versions électriques, désormais les clients auront une vraie Mercedes, quel que soit le modèle choisi.
Vous reprendrez bien encore une dose de techno ?
Si l’intérieur se veut plus prémium, avec des éléments parfaitement assemblés, les couleurs et matériaux reflètent le côté sport-chic. Mélange d’aluminium, de cuir et de revêtements typés carbone, l’ensemble est d’excellente facture. Le volant gainé de cuir nappa, propose des boutons avec de vraies touches qui font clic. Le morceau de bravoure réside dans l’écran, le fameux Hyperscreen, qui recouvre le tableau de bord sur toute sa largeur. Proposé en option à 1500€, il rassemble les compteurs derrière le volant, l’info-divertissement central et l’écran passager. Avec ses 99,3cm de large et un puissant moteur graphique, il offre un affichage d’une excellente qualité. Petit détail qui a son charme, il est cerné par deux grosses buses d’aération rondes, couleur alu, mariant le moderne au classique. A bord le confort est très bon, tous les occupants ont de la place, que ce soit à l’avant ou à l’arrière. Les sièges électriques chauffants et massants à l’avant font passer facilement les heures de route. Beaucoup de capteurs veillent à la sécurité embarquée, parfois trop intrusifs, il est heureusement possible de les désactiver grâce à des touches de raccourci sur l’écran. La position de conduite est un peu droite, malgré le nombre de réglages proposés j’ai eu du mal à trouver une bonne position. Cependant les heures de conduites passent sans fatigue et le silence règne si on n’utilise pas la superbe sono Burmeister.
Faire tomber les barrières de la voiture électrique
Je dois bien l’avouer, j’étais le premier à pester contre la conduite électrique, son autonomie réduite sur autoroute, son manque d’agrément de conduite, ses recharges compliquées… Cette Mercedes GLC a décidé de me faire mentir. Tout d’abord le point le plus important, car il concentre beaucoup de critiques, la consommation sur autoroute. Sur une portion de 100km, régulateur en marche à 130km/h, j’ai eu la bonne surprise de constater une consommation de 20kWh. Là où quasiment tous les concurrents ont du mal à descendre en dessous de 25kWh. Mais quel sorcellerie est-ce donc ? Tout simplement un énorme travail sur l’efficience, la récupération d’énergie avec en bonus une boite de vitesse couplée au moteur arrière. A la manière d’un overdrive il va permettre, à partir de 110km/h, d’avoir un rendement optimal. Et le résultat est bien là, avec sa batterie de 94,5kWh, l’autonomie réelle sur autoroute, à 130km/h sera quasiment de 500km, certainement la meilleure du segment. Attention les annonces constructeurs en promettent beaucoup plus, mais c’est de la norme WLTP, pas la vraie vie. De quoi envisager un long voyage avec une seule charge, à 330kW. En 22 minutes il sera possible de passer de 10% à 80%. Si le trajet sur autoroute se passe sans encombres, les petites routes tortueuses deviennent un terrain de jeux. Le pack Technique à 2900€ propose les suspensions pilotées Airmatic et les roues arrières directrices, c’est l’option à ne pas manquer. Elle permet une extrême polyvalence et une maniabilité bluffante. En mode sport, la voiture descend de 1,5cm, elle colle à la route sans effet de roulis. Les reprises en sortie de virage sont dynamiques, le train avant venant épauler l’arrière. La récupération d’énergie permet d’aller jusqu’au ‘one pedal’, avec un peu d’entraînement, les enchainements de virages procurent un réel plaisir de conduite, oui sur une électrique c’est désormais possible. Si l’envie vous prend de parcourir des chemins de traverse, le mode ‘terrain’ permet de lever la voiture de 2,5cm, voire de 5cm, la gestion des moteurs électriques permet de parcourir les terrains accidentés sans soucis. Une application dédiée permet également d’avoir tous les paramètres, inclinaison, boussole, répartition de la puissance. Après avoir parcouru plusieurs centaines de kilomètres sur tous types de routes, le GLC affichait une belle consommation moyenne de 18,2kWh, de quoi avoir une autonomie globale de plus de 600km.
Une belle proposition si on en a les moyens
Avec son prix d’attaque de 71 900€, le GLC reste une voiture onéreuse qui ne sera pas accessible au plus grand nombre. Elle est, cependant, une des meilleures proposition actuelle, la concurrence européenne existe mais elle sera soit plus chère, soit moins puissante. Alors cette Mercedes est-elle imbattable ? Pas forcément si l’on considère les propositions venues de Chine, mais elle ne seront jamais des Mercedes. Car oui l’intérêt de ce GLC est de réunir le meilleur d’un savoir faire automobile plus que centenaire, une image forte et statutaire, et les dernières technologies de pointe. Ce nouveau GLC est fier de son étoile et le montre clairement, le renouvellement de la gamme ira dans le même sens. La volonté du constructeur est affichée, repeupler les voies mondiales de milliers d’étoiles.
J’ai aimé :
- Design Mercedes assumé
- Efficience et vraie autonomie
- Agrément de conduite pour une électrique
J’ai moins aimé :
- Trop de technologie embarquée, parfois intrusive
- Nécessité de recourir au catalogue d’options









