Depuis sa présentation fin 2025 il me tardait de prendre le volant de cette nouvelle citadine signée Renault. Plus de 34 ans après sont lancement la Twingo revient avec de grandes ambitions, devenir le nouveau best-seller de la marque après le grand succès de la R5. En terme de design il était facile d’être séduit, mais l’épreuve du feu c’est sa prise en main, alors essai transformé ? Réponse sur les routes ensoleillées d’Ibiza.
Fiche technique de la Renault Twingo E-Tech :
- Dimensions : Long 3,79m / Larg 1,72m / Haut 1,49m
- Poids : 1200kg
- Motorisation : 100% électrique 80ch
- Batterie : 27,5kWh
- Charge : AC 11kWh / DC (option) 55kWh
- Autonomie : environ 260km
Tarifs de la Renault Twingo E-Tech (hors prime ‘coup de pouce’) :
A partir de 19 490€
- Options :
- Charge DC : 500€
- Peinture : 600€ (Jaune gratuit)
- Jantes alu 18 pouces : 600€
L’essai en vidéo de la nouvelle Twingo électrique !
Jouer sur la corde sensible
Au premier regard, elle vous fait de l’oeil, sa petite bouille ronde, ses feux tout mignons, cette Renault Twingo est séduisante. D’autant plus qu’elle fait appel à un imaginaire collectif, datant d’une époque où le design automobile était loin d’être consensuel. Avec ses proportions compactes, 3,79m x 1,72m et sa hauteur de 1,49m, la voiture est rablée. Les quatre roues sont positionnées aux quatre coins, privilégiant un bel empattement de 2,49m. La face avant est très réussie, expressive, les feux LED en arches ont leur centre en couleur carrosserie, une belle signature joyeuse. De profil la première nouveauté est d’y découvrir quatre portières, ce qui la distingue de son aïeule. Les vitres arrières sont intégrées sans débords, l’effet permet de fluidifier la ligne de caisse. Pour des raisons principalement d’aérodynamisme, la lunette est cernée d’un encadrement en plastique noir, la seule touche un peu cheap à mon sens. La face arrière n’est pas en reste et reprend le design des feux avant, surmontés de petites oreilles de chat, ici encore dans le but d’améliorer l’efficience. Surprise, pas de pare-chocs ni à l’avant, ni à l’arrière, de simples petits bumpers sur les angles. Certes les designers auront eu le dernier mot, mais je crains que les beaux boucliers ton carrosserie ne soient rapidement griffés par les autres voitures ou obstacles urbains.
Intérieur plus sérieux
Si on se rappelle l’intérieur de la Twingo 1, c’était vraiment audacieux, à la limite du kitsch, ils avaient tout osé ! Ici ce sera plus sage, certes les références sont là, avec de gros inserts ton carrosserie, des rectangles arrondis et même de petits mots cachés un peu partout. Un alphabet spécifique a même été déposé, et on retrouve de petits mantras dans les moindres recoins. Les sièges gris sont suffisamment confortables pour toutes les morphologies, les réglages se font par des manettes elles aussi rectangle-arrondies. Petite déception en découvrant le volant, c’est tout simplement celui de la R5, de bonne facture certes mais un brin tristounet. Pas mal de rangements permettront de vider ses poches, et de petits accessoires malins pourront se fixer grâce au système easy-clip. La technologie est bien présente avec un premier écran de 7 pouces derrière le volant. Son affichage est très personnalisé, il intègre des animations, et vous offre même des fleurs lorsque vous conduisez bien, drôle et bien adapté à l’esprit général de la Twingo. Pour l’info-divertissement c’est le système Open Air Link qui prend place sur l’écran central de 10,1 pouces. Un ensemble déjà bien connu et qui propose en plus un petit assistant personnel, de l’IA et aussi le mode d’emploi de l’auto. Les commodos sont également repris de la famille E-Tech, ils manquent de finesse dans cet environnement coloré et sucré, le petit levier de vitesse en forme de rouge à lèvre égaye un peu le haut du tableau de bord.
Des électrons sous le capot
Oui cette nouvelle Twingo est bien, et restera 100% électrique, et cela lui va plutôt pas mal. Avec ses 80ch et sa batterie de 27,5kWh elle annonce une autonomie d’environ 260km. Première bonne nouvelle, c’est bien celle constatée lors de l’essai avec une conso moyenne de 11kWh. La charge en AC est d’une puissance de 11kW et une option (500€) permet de bénéficier d’une charge rapide en DC à 55kW. Cette charge est bidirectionnelle, en un mot il est aussi possible de recharger des batteries ou de faire fonctionner un appareil électrique en le branchant sur la voiture. A vous la plancha sur le parking face à la mer ! Au volant la voiture est très douce, pas d’accélérations qui brisent la nuque, mais des montées en régime plutôt linéaire. La puissance est largement suffisante, d’autant plus qu’avec son poids de 1200kg, elle est dans la catégorie poids plume des voitures électriques. La régénération est paramétrable grâce aux palettes derrière le volant, avec la possibilité d’aller jusqu’au ‘one pédal’. Un vrai plus sur une citadine, permettant de gagner en confort et au passage d’éviter d’émettre des particules fines de plaquettes de frein. La direction est bien souple, et la Renault se lance en douceur. En terme de confort elle serait même un peu au-dessus de sa grande soeur R5, plus agréable. Peut-être parce qu’à l’arrière elle adopte le train de la Captur, plus souple. Pour l’avant c’est bien celui de la R5 déjà connue pour sa précision et son agrément.
Les gênes sont préservés, succès assuré
Le confort général ressenti est encore appuyé par une belle habitabilité. Certes à l’avant l’espace est parfait pour deux adultes, mais j’avais une petite crainte pour l’arrière et le coffre. Que nenni, avec sa banquette coulissante séparément sur 17cm et ses grandes ouvertures de portes, la polyvalence est bien là. Le coffre abrite deux petite trappes secrètes, pour le bazar jusqu’à 50 litres. Le volume minimum est de 200 litres et si on avance les sièges on passe à 300 litres. De très bons chiffres pour la catégorie. En version Techno, le dossier du siège passager avant s’abaisse aussi, libérant un linéaire de 2 mètres pour y loger un surf, ou une planche à repasser, suivant les passions de chacun.
Son tarif est aussi contenu, si on bénéficie de l’aide ‘coup de pouce’ maximum, elle passera même en dessous de la barre des 14 000 €, tout en restant bien équipée. Cette nouvelle petite Twingo veut nous refaire le coup de son aïeule, et tout semble réuni pour que cela fonctionne, décidément la nostalgie est une arme redoutable, mais sera-ce suffisant face à la vague chinoise…
J’ai aimé :
- Bouille craquante
- Equipement moderne
- Souplesse de conduite
J’ai moins aimé :
- Intérieur restant conventionnel
- Electronique trop intrusive










