Mercedes franchit un nouveau cap dans sa transition électrique. Pour sa sixième génération, la Classe C change de registre. Fini la simple berline intermédiaire : elle s’allonge, gagne en prestance et adopte désormais une plateforme dédiée 100 % électrique. Une montée en gamme nette qui vient directement titiller les mensurations d’une Classe E, tout en ciblant très clairement les gros rouleurs. Mais avec 2 460 kg sur la balance et une débauche de technologies embarquées, que vaut réellement cette Classe C 400 4MATIC sur le terrain de la consommation et de l’autonomie à 130 km/h ? Réponse au volant.
Essai en vidéo : Mercedes-Benz Classe C 400 4Matic AvantGarde Line
Design et gabarit : un profil GT taillé pour l’aérodynamisme :
Visuellement, cette nouvelle génération surprend par sa silhouette. Elle abandonne les contours classiques de la berline tricorps traditionnelle pour adopter un profil très fluide de coupé quatre portes, presque GT. La fiche technique confirme cette impression visuelle : avec 4,88 m de long (+13 cm par rapport à l’ancienne generation), 1,90 m de large et 1,50 m de haut, elle affiche désormais un empattement de 2,96 m, identique à celui d’une Classe E actuelle.
Le travail sur l’efficience aérodynamique porte ses fruits avec un Cx de 0,22, l’un des meilleurs score de la catégorie.
Sur le plan stylistique, la face avant s’impose avec une imposante calandre chromée et lumineuse, animée de nuit et ornée d’un maillage étoilé. À l’arrière, la signature lumineuse étoilée s’inspire directement du coupé AMG GT 4 portes électrique, reliée par un élégant bandeau noir sur la malle de coffre. À noter que pour conserver son public, Mercedes propose toujours en parallèle une déclinaison thermique (essence, diesel) et hybride restylée, basée sur la plateforme précédente.

À l’intérieur : technologie XXL et habitabilité familiale : 17/20
À bord, le bond technologique est immédiat. La planche de bord peut recevoir en option l’impressionnant MBUX Hyperscreen (combinant 3 écrans sous une même surface), même si l’écran central vertical de série reste particulièrement bien intégré. La finition globale et l’assemblage font honneur au blason de la marque, avec une mention spéciale pour le toit panoramique de série qui apporte une belle luminosité dans l’habitacle (le système d’opacité variable Sky Control restant en option).
Côté confort, les sièges ventilés, chauffants et massants offrent une assise irréprochable pour enquiller les kilomètres. L’allongement de l’empattement profite directement aux passagers arrière qui bénéficient d’un espace aux jambes généreux et d’un plancher plat.
Côté chargement, la Classe C fait carton plein avec un total de 571 litres de volume de coffre :
- 470 litres pour le coffre arrière.
- 101 litres pour le coffre avant (frunk), extrêmement pratique pour ranger les câbles et déverrouillable d’une simple pression sur le logo avant.
Fiche technique : 489 ch et architecture 800V
Sous cette carrosserie berline profilée se cache la nouvelle plateforme dédiée MB.EA en architecture 800 Volts qui permet des charges très rapides.
- Motorisation : 2 moteurs électriques (transmission intégrale 4MATIC)
- Puissance : 489 ch
- Couple : 800 Nm
- Boîte de vitesses : 2 rapports (passage du 2nd rapport au-delà de 110 km/h pour optimiser la consommation)
- Poids : 2 460 kg (soit 70 kg de moins qu’un SUV GLC)
- 0 à 100 km/h : 4,1 secondes
- Vitesse max : 210 km/h (bridée)

Comportement routier confort et dynamisme de série sans option : 18/20
Sur la route, le niveau de performance est redoutable. Malgré le poids pachydermique, les relances sont vives et la transmission intégrale gère la puissance au sol sans la moindre perte de motricité. Les béquilles électroniques optionnelles (suspension pneumatique AIRMATIC et roues arrière directrices jusqu’à 4,5°) permettent de gommer l’impression de lourdeur, même si le châssis de série sans ces options fait des merveilles, pas besoin de ces options sauf pour les plus exigeants, notre modèle d’essai s’en sort déjà très honnêtement en faisant économiser près de 3 000 €.
Recharge et batterie : taillée pour les longs trajets : 18/20
Pour alimenter les deux moteurs, Mercedes intègre une batterie NMC (Nickel-Manganèse-Cobalt) d’une capacité utile de 94,5 kWh.
Grâce à l’architecture 800V, la recharge s’effectue à très haute puissance :
- Puissance max en DC : jusqu’à 330 kW (trappe à ouverture électrique à l’arrière droit).
- Temps de charge (10 à 80 %) : 22 minutes.
- Recharge flash : jusqu’à 325 km d’autonomie récupérés en 10 minutes.
- Recharge AC : 11 kW de série (22 kW en option).
- Pompe à chaleur : de série.
Note : la marque propose également un chargeur optionnel 400V DC pour garantir la compatibilité avec les anciennes bornes rapides.
Consommation et autonomie réelle : le test sur autoroute à 130 km/h
C’était la grande interrogation de cet essai. Testée dans sa configuration la plus efficiente (Finition Avantgarde Line), la Classe C 400 4MATIC a réservé d’excellentes surprises avec des consommations extrêmement basses.
Sur notre parcours autoroutier calé à 130 km/h de moyenne stabilisée, la consommation s’est établie à seulement 18,6 kWh/100 km. Une valeur remarquable pour une berline 4 roues motrices de près de 500 ch.
Ce que cela donne concrètement en autonomie :
- Autonomie mixte constatée : 600 km (pour une conso mixte de 15,6 kWh/100 km).
- Autonomie théorique à 130 km/h (100% à 0%) : 520 km.
- Autonomie utile à 130 km/h (sur la plage 80% ➔ 10%) : 380 km.
En conditions réelles d’utilisation sur autoroute, la voiture permet donc d’enchaîner près de 3h30 de roulage à 130 km/h sans s’arrêter. Un résultat de haut vol qui place la Classe C tout en haut du panier face à ses rivales directes comme la Tesla Model 3 ou la future BMW i3.
Sur parcourt mixe, nous étions autour des 15 kWh/100 km, ce qui permet de venir titiller la barre des 680 km d’autonomie, un excellent score malgré un poids pachydermique.

Tarifs et options : attention au choix de la finition et aux pack optionnels
La gamme Classe C électrique débute à partir de 63 000 € dans sa version C 300. Pour profiter de la grande batterie et des 489 ch de la C 400, voici la grille tarifaire :
- Mercedes Classe C 300 (85 kWh – 4MATIC Avantgarde – 682 km WLTP) : à partir de 63 000 €
- Mercedes Classe C 400 (94,5 kWh – 4M Avantgarde Line – 753 km WLTP) : à partir de 66 399 €
- Mercedes Classe C 400 (94,5 kWh – 4M AMG Line – 730 km WLTP) : à partir de 71 049 €
Le conseil configuration : Si vous cherchez l’efficience maximale, optez pour la version Avantgarde Line. La finition AMG Line, bien que plus agressive visuellement, entraîne une dégradation de l’aérodynamisme et des monte pneumatiques qui peut faire perdre entre 23 km et près de 50 km d’autonomie maximale selon les options (passant de 753 km à 706 km WLTP).
Exemples d’options :
- Pack AMG Line Plus : 6 600 €
- Phares Digital Light : 1 450 €
- MBUX Hyperscreen : 1 500 €
- Pack Agilité et confort (AIRMATIC + roues arrière directrices) : 2 900 €
Bilan de l’essai : une berline routière électrique pour les longs trajets
La Mercedes Classe C 400 électrique s’impose comme la référence son segment des berlines routières électriques. Capable de faire des longs trajets autoroutier, conjuguant une plateforme 800V très rapide à la recharge et une efficience remarquable à haute vitesse, elle répond parfaitement aux exigences des voyageurs au long cours. Elle fait facturé à prix fort ses prestations routières premium.
La nouvelle Mercedes Classe C 400 4MATIC dans cette motorisation BEV s'impose comme référence dans la catégories des berlines routières électriques. Avec sa plateforme 800V très rapide à la recharge et une efficience remarquable à haute vitesse, elle répond parfaitement aux exigences des voyageurs au long cours.
On a aimé
- L'efficience remarquable à 130 km/h et l'autonomie sur autoroute.
- Le confort de roulement et l'insonorisation très soignée
- L'habitabilité en hausse et la présence du frunk avant de 101 litres.
- Les performances et la technologie embarquée.
On n'a moins aimé
- Poids pachydermique de 2470 kg
- L'inflation tarifaire et le coût de certaines options indispensables.
- L’agencement très vertical du tableau de bord
- Autonomie & Consommation8
- Habitabilité & volume de coffre7
- Confort & Agrément de conduite9
- Technologie & Recharge9
- Tarifs & options5







